* Debout 6 h 45 (presque en pleine nuit pour moi !).
* Gymnastique du matin : Lever, baisser... Lever, baisser... L'autre paupière...
* Petit déjeuner et départ (Chéri et moi) dans le froid de l’aube naissante pour
assister à l’abattage d’un cochon à la ferme, pratique qui se perd,
mais dont la tradition est tolérée quand c’est un animal élevé sur
place et réservé à la consommation familiale.
Arrivés sur site, le
jour est là, et nous faisons connaissance de Jojo, le tueur à gage très
professionnel. (N.B. : pour des raisons de sécurité, ce n'est pas le véritable visage de Jojo... Dommage ! )
Ce n’est pas tant l’abattage
en lui-même que toute la partie transformation qui m’intéresse !
Craignant donc un peu la
phase "gore" de l’abattage, je ne m’attarderai pas trop. Tout est d’ailleurs
allé très vite. La bête est vidée de son sang et passe à la pesée : 183
kg.
Epilé de près... La combustion de la paille permet d’enlever les poils (soies), avant un
sérieux brossage. En cas de besoin, certains morceaux seront passés au
chalumeau (remplace la pince à épiler...) pour terminer de brûler les poils.
Un long moment pour vider, préparer, et nettoyer les boyaux servant d’enveloppe naturelle pour les futures
saucisses.
La matinée est bientôt
terminée. Préparation du boudin. Le remplissage du boyau (sang, crème, lait, épices)
C'est l'heure de la dégustation... Hum, c'est bon !!
Un peu plus tard dans la
journée, les ateliers de transformation s'organisent. Et moi qui croyais que la
ségrégation n’existait plus…
Du côté des hommes :
Jojo dégage la chair des os, coupe, scie. La viande et le gras prélevés sont passés au hachoir, donnant la "mêlée", elle même assaisonnée et embossée dans les boyaux.
Le hachoir, c'est pas un truc de nain !!
Petits boyaux fins pour
les 170 saucisses à cuire (vivement les beaux jours pour un barbecue). Elles vont sécher 48 H , avant d'être congelées.
Les saucissons sont
fabriqués de la même façon, mais ce sont de gros boyaux qui les enveloppent.
Ils sont piqués et vont passer plusieurs mois au grenier, le temps de sécher.
Petits boyaux fins pour
les 170 saucisses à cuire (vivement les beaux jours pour un barbecue). Elles vont sécher 48 H , avant d'être congelées.
Les saucissons sont
fabriqués de la même façon, mais ce sont de gros boyaux qui les enveloppent.
Ils sont piqués et vont passer plusieurs mois au grenier, le temps de sécher.
Les plaisanteries fusent, parfois pas très fines ou parfois grasses (au choix) c’est moi qui vous le dis !! Quelques bouteilles disparaissent par la même occasion.
Chez les dames :
Les petites mains des pâtés, terrines et rillettes...
* Pâté de foie : au
total 18 pots de 500 g et 18 pots de 350 g. Les voici en attente de
stérilisation. La recette un peu plus bas.
* Pâté de tête : la
viande récupérée sur la tête et les pattes est hachée, assaisonnée, et là encore
passage au stérilisateur : 27 pots !
* Rillettes composées de
toute la viande récupérée sur les os cuits, de gras, d’épices, le tout mijoté pendant
8 heures (demain), avant la mise en pot et la stérilisation. Je ne sais pas combien il y aura de pots, mais une belle quantité assurément !

Puis, c'est l'heure du retour à la maison, il fait nuit depuis déjà bien longtemps.
Trop fort...
Après avoir passé la journée avec un cochon, on se fait arrêter par un poulet pour un contrôle d'alcoolémie... (J'ai bien ri intérieurement !)
Il m'a donc fallu attendre l'âge que j'ai maintenant, pour vivre cette expérience… Grâce à vous, j'ai passé un moment riche en
apprentissages et rencontres, qui restera gravé dans ma mémoire ! Merci de nous avoir accueilli aussi
gentiment.
Voili, voilou : des produits maison de qualité pour plusieurs mois !
Voili, voilou : des produits maison de qualité pour plusieurs mois !

















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