Ame chevaleresque !

Dans mon précédent article, je vous parlais de Leilanie et son puzzle dessous de plat. Cette fois-ci, c’est Ambre, sa fille qui m’a sollicitée pour compléter sa tenue de chevalière.
Je lui avais fait un bouclier lorsqu’elle était venue passer quelques jours, mais, il a vécu des moments difficiles, lors des rencontres avec les cousines ! 
Et puis, pas de chevalière digne de ce nom sans couvre chef.
Bien sûr, j’ai dit : "voui, ma Chérie", mais je ne suis pas certaine qu’elle ait senti mon inquiétude quant à sa réalisation.

N’ayant pas de modèle sous la main, à part mon humble personne, je me sers de ma tête pour commencer.
Allez, vous pouvez rire, tout est permis ! Evidemment vu comme ça, il me manque juste la camisole et l’entonnoir.
Pour donner une certaine solidité, j’utilise du polyphane dont une face est adhésive : ça reste souple et c’est quasi indéchirable. Toutes les pièces sont ainsi doublées.
Pour le haut, une bande crantée pour l'effet conique. Je scotche, je trouverai bien un truc pour le cacher après.
Devant en pointe, une ouverture pour les yeux (bien utile, hein !) J’utilise des attaches parisiennes pour maintenir le tout.
Pour le mézail (appelé également ventaille, carnet ou viaire), c’est un emballage de café brillantissime (tout autant que l’idée, faut dire !) collé sur le polyphane.
Même procédé pour les languettes qui viennent en haut. Elles sont maintenue avec de l'adhésif double face. Vous verrez un peu plus bas.
Pour être chevalière avec panache, il faut une plume... Je pensais utiliser fil de fer et laine, mais c’est moche, inutile de persister dans l'erreur.
Ce sera la grande plume en ficelle rose que j’avais faite ICI. Je la retaille un peu.
Pistolet à colle pour fixer une tige métal...
Et pour cacher le tout, je passe du vernis à ongles : 
Je crois qu'on y est, tour de piste : 



Voili, voilou : il ne manque plus que l'armure. Le cheval est ICI, rappelez vous ! 

Roi de la jungle !

J’ai une belle fille (en réalité, j’en ai trois) qui m’a demandé de transformer un puzzle en dessous de plat.
D’emblée, j’ai (bêtement ?) dit : "Oui, bien sûr ", pensant de suite à une plaque en carton, bois ou terre sur laquelle je collerais le puzzle, et HOP, ni une, ni deux, terminé, fini.
Elle a corsé l’affaire, car beaucoup de (petites) pièces de ce puzzle représentent un animal ou un végétal et donc, il était important PRimORdIal de voir le dessus ET le dessous ! Ca change la donne...


***                                              Coïncidence OU prémonition, je viens d’acheter de la résine pour quelques créations. Ce sera donc en résine. Je me souviens de la boîte d’expériences "inclusion" reçue quand j’étais enfant.                              ***
Qui dit résine, dit moule pour la couler. Mais, il faut ruser. Je me sers d’un plat comme gabarit, le reporte sur une feuille silicone, découpe une bordure dans du plastique rigide et scotche le tour. Pour étanchéifier la jointure, silicone et main de maître ( Chéri, donc).
Une fois le silicone sec, je peaufine au scalpel pour un bord bien net.
Je verse de l’eau pour vérifier l’étanchéité et savoir quelle quantité je dois préparer. 300 ml pour une couche de quelques millimètres. Je laisse sécher 24H, c’est parfait !
Deuxième jour : J’installe le puzzle et coule une nouvelle couche de résine, mais OUPS, FLÛTE, MISèRE (et d’autres termes nettement plus fleuris), le puzzle remonte à la surface et semble flotter. Les pièces s’écartent, se soulèvent, CATA.
Avec une petite cuillère, j’enlève de la résine, jusqu’à ce que le puzzle vienne presque se stabiliser sur la couche précédente bien durcie. Quasi un verre et demi perdu, beau gâchis. Je laisse sécher 24H.
Dernière couche, pour recouvrir et lisser la surface.

Démoulage : Le plastique et le silicone, ça va tout seul. Mais alors le joint silicone, je peux vous dire que ça tient bien, même trèèèès bien.

J’enlève le plus gros au cutter. Ensuite : scalpel, couteau, lime, papier ponce. Presque 3H pour décoller le joint et ce n’est pas encore nickel. Au passage, le scalpel dérape parfois, me laissant deux doigts en moins quelques rayures sur l’arrière.

J’essaye d’estomper ces malencontreuses bêtises avec un poupougnage délicat de poudre de coquilles d’œufs (, bien sûr) et de pierre à récurer (ici, forcément). Evidemment, toutes les "peluches" de silicones ont un genre effet statique et collent partout, un vrai bonheur.

Voili, voilou : c’est loin d’être parfait, j’espère que Leilanie s’arrêtera là dans sa ménagerie ! 

Une belle carrière qui s’annonce !

Il y a peu, mon (charmant) voisin est venu sonner pour me proposer des galets retrouvés enfouis dans son terrain. 
Vite, je chausse mes sabots et attrape la brouette pour aller récupérer car, SINON, ils partent à la déchetterie.
... AH NAAAN ...

Je suis un peu prise au dépourvu et entasse des gros, des petits, des biscornus et des dodus. Par contre, je sais où je vais les installer. Une petite partie de mon nouveau trésor...
👉Evidemment, avant cela, quelques opérations :
Nettoyage : brosse, marteau, lime. Il y a parfois des amas de béton à enlever.
J’adoucis les cassures à la lime et passe la brosse métallique. Je les lave et les essuie. Le même, un peu plus tard : 
Prêts pour la suite.
Le fond : j’ai dû attendre un moment pour acheter de la peinture en bombe. Merci Lidl qui vient de faire une promo. Je pschitte du noir brillant et quelques touches d’argent pour des reflets scintillants. Ça se passe à l’extérieur, bien sûr ! On croirait des obsidiennes.
Je rapatrie les pierres à l’intérieur et réfléchis, réfléchis, réfléchis (vous comprenez bien que ce fut assez long, pour trouver le mix entre ce que je VOULAIS faire et ce que je suis CAPABLE de faire)
Je reste dans MES valeurs sûres de volutes et points, d’autant qu’il est difficile de faire une esquisse. Peinture acrylique blanche. Je les installe au fur et à mesure.
A vrai dire, je ne pensais pas être obligée d’ en faire autant (19 en tout), mais moins, cela faisait vraiment pauvret. Quelques-uns en cairn, petit clin d’œil à mon randonneur préféré !
Pendant que je suis dans le coin, je tourne juste de 180°, pour vous montrer le massif : récup et vieilleries à l’honneur. 
Les tuyaux de poêle bien rouillés, j’adoore ! J’ai glissé quelques cailloux pour qu’ils tiennent debout. Les sublaïmes fleurs en tissu plastifié, récupérées dans, NON ! sur, NON ! à côté d’une poubelle : j’adoore ! Le grand arbre stylisé qui faisait le pied de grue abandonné sur un trottoir : j'adoore ! Une cagette sans fond et quelques vraies fleurettes. J’ai aussi semé du calendula, on commence à voir les petites pousses. Mes oiseaux en poterie… 
Voili, voilou : j'ai encore du stock, mais on verra... une autre fois ! 

Bac blanc, épreuve de PHYLLO… Vous avez 2H !

Tout a commencé PASKE j’ai vu une recette nécessitant de la pâte filo. Hélas, dans mon supermarché, point de cette denrée. J’ai donc fait quelques recherches et j’ai entrepris de la faire moi-même.
J’ai suivi la recette ici. Ingrédients et proportions à la fin du message.
Dans mon super robot de la mort qui tue, j’ai fait à peine tiédir le lait et le beurre. J’ai ajouté les autres ingrédients et mis vitesse 1 pendant 1 mn, puis vitesse 2 durant 30 secondes. La pâte est prête. 

Elle est très soyeuse, n’attache pas du tout. Repos 15 mn sous un bol pour éviter le dessèchement.

J’ai séparé la pâte en 12 morceaux de 50 grammes (j’ai pesé). J’ai aplati un peu les boules à la main, avant le rouleau. J’ai utilisé de la fécule de maïs pour façonner la pâte.
Je reprends les morceaux aplatis, et j’abaisse en disques de 20-22 cm de diamètre. J’en empile 6 les uns sur les autres en ayant soin de saupoudrer chaque disque de fécule. J’ai deux piles. (Vous suivez ?)
Je reprends une pile et doucement, je roule pour étirer la pâte, du centre vers l’extérieur, jusqu‘à 30 cm de diamètre.
La pâte est fine, la fécule évite que les feuilles collent. C’est prêt.

LES RECETTES TESTEES 
👀Un gâteau dont la fabrication m’a parue originale, ici   
   * J’ai préparé un sirop avec 25 cl d’eau, 45 g de cassonade, vanille et jus de citron. Chauffer jusqu'à dissolution du sucre. Réserver.
   * J’ai froissé 9 feuilles de filo dans un grand moule rond  beurré.
   * J’ai versé un appareil à flan (4 œufs, 130 g de sucre, 80 ml d’huile, 1 CS d’eau de fleur d’oranger, 200 g de crème fraîche, vanille, 1 paquet de levure chimique.)
Cuisson 35 à 40 mn à 180°. Eventuellement couvrir le dessus, s’il dore trop vite. A la sortie du four, imbiber le biscuit avec le sirop refroidi, en 2 ou 3 fois. Laisser refroidir avant de démouler.
Saupoudrer le dessus de sucre glace. Le gâteau est bien moelleux, belle réussite.
... DES IDEES EN PLUS ...
Une prochaine fois, j’ajouterai des amandes effilées sur le dessus avant cuisson et j’imagine bien imbiber le biscuit avec un sirop où il n’y aurait pas que de l’eau (au hasard, genre rhum), parfumer à la cannelle, avec quelques gouttes d'amande amère...

👀Une recette salée : feuilletés feta   
(Il me restait 3 feuilles. J’ai fait le lendemain, les feuilles emballées dans un papier sulfurisé et un bee wraps. Pas de soucis.)
J’ai préparé :
   * Bol 1 : un yaourt nature avec un œuf          
  * Bol 2 : 180 g de feta émiettée, un œuf. Eventuellement, environ 50 g de gruyère râpé.
   * J’ai badigeonné chaque feuille de préparation au yaourt (assez largement), puis j’ai plié en 2. A nouveau, badigeon au yaourt.
   * J’ai déposé un tiers de féta à l’œuf, puis j’ai enroulé en cigare, sans trop serrer.
   * J’ai déposé dans un plat huilé et badigeonné le dessus avec 1/2 jaune d’œuf et 1 CS d’huile d’olive. Pour terminer, des graines de pavot, mais cela aurait pu être du sésame par exemple.
   * Passer au four de 22 à 25 mn à 200°.
Se déguste chaud, tiède ou froid : tout est permis ! Accompagné d’une salade du jardin, c’est un petit bonheur tout simple.
Voili, voilou : bien sûr, des dizaines d'autres recettes avec la pâte filo, mais vous savez bien que je ne suis pas un blog de cuisine.
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