Un marin chez les helvètes...

Je peux rester des heures devant mes fourneaux pour mitonner des petits plats… Mais j’aime aussi essayer des trucs rapides, bluffants pourquoi pas, et bons, si possible !
C’est le cas aujourd’hui, avec la
"Mousse de feignasse paresseuse pressée"


Pour un premier essai, j’ai acheté des petits suisses premier prix.
Les ingrédients : petits suisses donc, crème, sucre et l’incontournable vanille. Le siphon est déjà au frais, car il est 18 H, et la mousse est pour le dessert de ce soir.
Comment faire :
D’un geste précis, je dégage l’opercule des petits suisses achetés ce matin même dans mon magasin de prédilection… J’en ai utilisé 4, ajouté 3 CS de crème fraîche, sucré et vanillé avant de mélanger… Verser le contenu de ce contenant dans votre siphon, ce qui revient à changer de contenant, en quelque sorte…

Petite astuce : 
TOUJOURS passer votre préparation au chinois avant de la mettre dans le siphon. Le moindre petit morceau risque de le boucher !

Fermer le siphon, puis engager fermement une cartouche de gaz prévu spécifiquement à cet usage, à l’emplacement adéquat. La visser et là, le Gaspard… (C'est ki lui ?) Non, le gaz part, évidemment ! Vous aurez bien noté la plaisanterie, entendue ou lue, maintes et maintes fois, mais on ne peut pas toujours être hyper spirituelle.
Secouer le siphon 5 à 6 fois. Curieuse, je teste de suite et flop, ça va pas ! On dirait un vague fromage blanc qui coule sans aucune tenue… Le goût est bon. Les verrines retournent au frais en attendant...
Je dégage donc la cartouche de gaz précédemment utilisée, en glisse une seconde et secoue… Cette fois ci, j'attends le moment de servir, en gardant au frais, tête en bas (renversant, non ?) jusqu’à l'heure de vérité. De belles volutes légères viennent recouvrir mes verrines.
 Allez,une idée pour ME faire mousser : teinter avec quelques gouttes de colorant. 


Voili, voilou : comme quoi, les suisses, surtout les petits, ne fabriquent pas que du chocolat !
                             

A fleur de pot…


Je vais vous conter la véritable histoire (triste et vraie) de la perte de ma petite fleur… 
En musique, c'est là ! 

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Pendant les grandes vacances, nous rapportons à la maison, la terre non utilisée durant l’année de cours de poterie… J'ai bien expliqué que de la terre, j'en avais dans mon jardin, mais, tout compte fait, j’ai suivi les copines et j’ai donc rapporté ma terre à la maison.

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Et puis, hier après midi, j’ai eu envie de "patasser" un peu… et de faire une espèce de sorte de genre de coupelle sur pieds.
J’ai commencé par faire une plaque avec mon rouleau à pâtisserie. J’ai coupé tout autour d'un patron préparé un peu plus tôt, avec un bol et de jolis pétales...
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Pour avoir LA courbe idéale, j’ai fait un petit montage : vieille ampoule sur un pot, exactement ce qu’il me fallait.

Je prépare aussi les pieds que je fixe, avec de la barbotine (mélange épais de terre et d’eau qui sert de colle). Voilà où nous en sommes…
La nuit est passée et, ce matin, j’ai voulu vérifier la "planitude" de ma coupelle… Et hop ! UN, un pied cassé… Il va falloir que je bidouille, car je n’ai absolument plus de terre. (à part du terreau, dans un sac, mais je doute fort que cela convienne, hi, hi !).
A l’atelier, j’ai parfois vu Corinne sauver des pièces en recollant avec de la barbotine (ça, j’en ai encore un peu) et du vinaigre blanc… Si Corinne y arrive… (pas du tout prétentieuse, la fille, voyez vous), je tente ! 
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Deux heures plus tard, je re-lisse un peu le dessous et, ce faisant, bêtement, mais alors très bêtement, j’appuie sur la coupe… Je vous le donne en 1000 : le pied fraîchement recollé, je ne vous en parle même pas et les pétales, on se croirait dans une prairie après un ouragan ! 
Aussi jolie d'un côté que de l'autre. Bravo, c'est top réussi !
Je n’ai toujours absolument plus de terre et là, trop de choses à réparer. C’est donc direction poubelle.
Je ne sais plus qui a dit...
"Memento homo quia es in pulverem reverteris"
                                                 ... mais il avait bien raison ! 
(souviens toi, homme, que tu es né et que tu redeviendras poussière)

Voili, voilou : je me console en me disant que la prochaine sera encore plus belle… On en reparlera. 

Verre solitaire à cloche pied…

"Il vaut mieux 
se laver les dents dans un verre à pied 
que les pieds dans un verre à dents… "

De Pierre Dac
(pendant que mes verres sont encore des verres)

Depuis longtemps, mon côté romantique me fait lorgner du côté de ces -so poétiques- cloches en verre… et mon côté raison (serait-ce Jiminy ?) me dit que c’est bien cher pour ce que c’est, ET que je m’en lasserai vite, ET que je ne saurai pas où les ranger, ET que blablabla, blablabla… 
(arrête Jiminy, tu me casses les pieds ! )

J’ai trouvé la solution après avoir vu ici ou là, de bien jolies créations.

Donc, en allant faire les courses, je regarde le rayon des verres et chance extrême et sublime (merci les soldes), dégote un lot de 3 verres pour 1 € : de quoi assouvir ma soif… de création sans risquer de me mettre sur la paille !
Je fouine pour trouver LA méthode infaillible pour casser la jambe* du verre, sans casser le ballon*… Nada, rien, hormis avec du matériel sophistiqué que je n’ai naturellement pas.
Je protège le haut du verre (journal dedans et autour), mets des gants et, à petits coups de marteau, tapote le pied*.
Premier verre cassé juste sous le buvant*, au niveau du bouton*…
Chéri qui passe par là me propose de m’aider (merci Chéri, c'est gentil)... d’une scie (ahhhh ouais... bonne idée...). Je marque à la scie à métaux tout le tour du pied, le plus délicatement possible.
Puis marteau… Cassure assez nette, c’est impec.
Pour le 3ème, je recommence comme ci-dessus, mais malgré mes précautions, cassure comme le premier. J'aurais dû tenir la tige* et non le gobelet*. 
Les résultats étant un peu aléatoires (en réalité, un seul cassé où je voulais ! ), j’ai bien fait de ne pas utiliser les verres en cristal de Baccarat de ma grand mère... Je suis cependant très contente… Du coup, je retourne acheter des verres.
Je ponce l’endroit de la cassure, pour ne pas risquer de se blesser. 
Pour les cloches cassées au niveau du bouton, je recolle la partie du pied scié. Pour d'autres, je bricole un zigouigoui en pâte fimo, cuit au four et collé à la super glue.
Reste à faire un peu de custo : ici brins de set de table et fil d’alu… juste pour vous montrer ! Mais tout est permis.

NB : bon, je n’ai EVIDEMMENT pas jeté les pieds… J'en aurai sûrement besoin un jour ! En attendant, sur ma lancée pâte polymère, je bidouille une petite custo  pour l'un d'eux.
Et concrètement… ça sert à quoi ?
Jiminy et Chéri en chœur… :  "A rien " 
(hum, je me doutais de leur réponse, à vrai dire ! )
Moi, stoïque, seule face à l’adversité : "Déjà, c’est moi qui l’ai fait, et ça, c’est inestimable… Et puis, si je l’ai fait, c’est que j’en avais besoin impérieux envie…"
J’ouvre ma vitrine et trouve de quoi faire des petites mises en scène… En voici quelques unes.
Marque place et déco de table... Chic, non ?

Présentation d' un petit dessert… Sympa, non ?
A offrir, avec quelques gourmandises... A installer en déco à la maison... Bref, là encore, libre cours à l'imagination !


* les mots suivis d'un astérisque ne sont, en aucun cas, des inventions, mais font partie du lexique anatomique du verre !

"Qui n'entend qu'une cloche,
 n'entend qu'un son..."
(proverbe de mes verres qui n'en sont plus)

Voili, voilou : même s'ils ont l'air cloche, je trouve mes verres troooop cool ! Et vous, qu' en pensez vous ??

La poule aux oeufs d'or...



Honnêtement, MES propres enfants, j'ai parfois eu envie de les donner... Mais les vendre, ah ça NON... JAMAIS ! (Allez, vous savez bien que je rigole... En réalité, ils sont formidables et je suis une vraie mère poule !!)
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Revenons à notre sujet ...
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Deuxième partie du stage de poterie.
Cet aprèm, ça caquète dans l'atelier... Une poulette viendra bientôt compléter ma collection. Je vous la montrerai d’ailleurs, un des ces 4 !
(quand les poules auront des dents, hi, hi !)
            
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La base est une boule creuse, sur laquelle viennent se greffer les autres parties du corps.
Nous sommes toujours guidés par Pascal. Tout est très simple et rien ne requiert de capacité particulière…
Les outils sont de fabrication maison : cela permet d’avoir exactement ce que l’on veut. Je pense en fabriquer aussi quelques uns pour mes futures créations. 
La tête se façonne petit à petit... On entend quelques gloussements.




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Une fois terminées, les poules mouillées sèchent tranquillement durant de longs mois. La terre reste fragile tant qu’elle n’a pas été cuite, j’en ai fait la triste expérience… 

           
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La cuisson de la poule au pot s’effectue dans l’atelier. Il n’y a pas d’émaillage. C’est la terre utilisée, qui, une fois cuite donne cette couleur miel doré… 
Chacune a son style : je trouve un petit air étonné et triste à la mienne… Tant qu'elle ne donne pas la chair de poule, ça va !!
Pour terminer, j'utilise un peu de peinture acrylique pour marquer quelques détails.
Voili, voilou : RDV l’année prochaine pour une autre journée de stage et de nouvelles réalisations.

Bas de laine...

EN CARTON...
La mamie de Tom m’a "commandé" une tirelire pour aller avec la plaque de porte que j’avais offerte. Et la mamie de Tom, c’est ma copine, alors…

Désespérant de trouver un bouchon de tirelire, j’ai opté pour une bouteille en plastique… (après tout, c’est pour de l’argent liquide, non ?? Ha, ha, ha... ) Le goulot est assez large pour laisser passer une pièce de 2€.
Je pensais partir sur une base carrée, mais tout compte fait, ma tirelire sera ronde, ou presque, au gré des cannelures du carton. Je prépare mes morceaux, recoupe la bouteille. Hauteur totale 18 cm, c'est déjà pas mal...
Je colle le dessous en décalant un peu pour que le goulot soit facilement accessible, puis le dessus fendu pour glisser mitraille et gros biftons... Ne pas oublier de placer la bouteille, hein !!?
Tout est collé, puis krafté, avant un peu d'enduit aux extrémités.
Je peins en vert les tranches du haut et du bas de la tirelire. Pour l’habillage, il me reste de la tapisserie utilisée pour la plaque.            
Je coupe et colle les herbes sauvages...
Cette fois ci, je fais 2 singes en mousse.
Pour changer, j’écris le prénom en morceaux de set de table…
Je cache les extrémités avec du liège collé.
Allez, je continue le petit tour de tirelire...




    Voili, voilou :                 préparez la monnaie ! 
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