Rescapée du trottoir !


L’un de mes fils qui habite Luxembourg m’envoie de temps en temps des photos de meubles et objets abandonnés devant les maisons. Parfois quasi neufs, parfois avec la mention "servez-vous", parfois avec la notice de montage bien en évidence, etc, etc !
*** Bref, une vraie mine d’or pour qui aime bricoler, en a le temps et a de la place pour entreposer. ***
C’est ainsi que j’ai récupéré cette commode, qui a transité par Belfort, avant d’arriver à Saint Etienne !
Manque de bol, plutôt en mauvais état, et, "re, pas de chance", deux tiroirs manquants. Mais j’avais trouvé son style très stylé et j’ai su de suite où elle serait utile placée.
(Après, toujours la même rengaine, il y a souvent du temps entre l’idée et la mise en œuvre effective. Mais, comme je ne suis pas une moucharde, je ne vous dirai point depuis combien de temps elle traîne trône dans le garage.)
Comme il manque deux tiroirs, j’avais deux options :
Remplacer lesdits tiroirs par des corbeilles en vannerie de papier par exemple, ou réduire la hauteur de la commode,(ce que je préférais), mais que je craignais un peu de faire, vu mes capacités.
Et c’est là, que Chéri intervient ! Avec dextérité et maîtrise parfaite, il a donc enlevé la hauteur de 2 tiroirs et cerise sur le gâteau, l’a fait de façon à garder les moulures du devant intactes.
Bravo et merci. Il fixe deux pièces de bois pour maintenir les côtés. 
Je reprends le flambeau. Déjà, "pataboiter" les espaces dus au sciage. Egalement sur le dessus, le plateau est assez abîmé.
Ensuite, collage de panneaux de MDF 3 mn sur les côtés et le fond, que, pour finir et après réflexion, on change complètement. A nouveau un peu de bricolage pour Chéri, car les pieds sont partis en enlevant le vieux fond. Grattage, collage, clouage.
Ponçage soigné cette fois-ci. Je trouve parfois que je ne sais pas très bien peindre, mais vu toutes les coulures et sur-épaisseurs, je peux me promouvoir "pro du pinceau" ! Papier de verre, cutter, scalpel, de façon à avoir une belle surface lisse et régulière, garante d’un résultat le plusss mieux possible au TOP. (Enfin, là, je m’avance un peu, mais je fais le maximum pour).
Réfection des tiroirs : là encore un peu de taf, ça coince aux entournures. Je sors marteau et clous, car le fond bée… Je vous montre :

J'essaie d'abord avec des pointes sans tête, maintenue avec les dents d'un peigne. Belle astuce, mais encore faut-il viser juste ! Ce sera donc avec des semences de tapissier.
Le plus gros est fait.

Encore un peu d’hésitation pour le dessus, mais entre les marques et les raponces de pâtes à bois, je ne sais pas si je ne vais pas Z’être obligée de peindre, alors que j’aurais bien laissé le plateau bois… Je teste le brou de noix. Pas mal, je vais pouvoir le laisser nature, je passerai simplement de la cire à la fin.
Même couleur que les pieds du repose-pied, relooké trèèèès dernièrement. Normal, cette petite commode est aussi pour la véranda. Même blablabla que d’habitude pour la peinture : je laisse sécher 4 H mini, ponce comme je fais toujours et HOP, deuxième couche… Et même une petite troisième légère. (Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu.)
📌Essayage des tiroirs qui coulissaient parfaitement, mais qui coincent terriblement. Du coup, ponçage sévère sur les côtés et je passe de la bougie pour faciliter la glisse. (et non pas du savon comme je pensais à la base)
📌Il reste les poignées de tiroirs : un cœur et une tortue… Et l’inévitable grigri, vous pensez bien !!
Elle prend vite sa place sous la véranda, c’est exactement comme j’imaginais, MAGnifiqUE ! Un tiroir réservé aux chaussons invités, l’autre, ON verra.
Et le dessus, une idéale nouvelle surface pour quelques poteries, notamment, ma famille oiseaux en terre marron !
Voili, voilou : indispensable, non ??
Et une dernière photo, juste pour le plaisir ! 

A pied d’œuvre !



J’ai acheté 10 €, un repose-pied dans un hôtel de Contrexéville qui changeait une partie de son mobilier. C’était dans la "to do liste" depuis plusieurs semaines mois,  mais comme je ne savais pas (vraiment) où le placer, je ne savais donc pas (vraiment) comment le customiser !

*** Il ira sous la véranda, me voici renseignée pour les couleurs.***

📌 Démontage complet. 
    *°* Je peux vous dire qu’il y en avait des agrafes : encore et encore. (et même plusss que ça !)
   *°* Pour les pieds, nous n’avons pas été trop de deux, même avec le pied de biche. Malgré cela, on en a chuer un max (CHUER est une contraction de suer et ch.er, verbe un peu trop vulgaire pour ici, mais qui veut bien dire ce qu’il veut dire).
    *°* Je pensais garder la mousse, mais elle part en miettes, on dirait de la chapelure. 
    *°* Je termine en grattant la mousse collée sur les sangles, un bon dépoussiérage général. Plus de 4 heures en tout.

📌 Préparer son chantier.
La nouvelle mousse : un bloc que j’ai récupéré chez une amie de Belfort, en provenance d’une autre copine, qui voulait se débarrasser de vieilles chauffeuses. WaOuh, j’adooore, ce système de vases communicants ! J’en ai d’ailleurs encore à rapporter la prochaine fois.
Pour n’avoir qu’un morceau à poser, je coupe un grand rectangle. Dans la partie qui sera rabattue sur les côtés, j’en enlève une belle épaisseur. Tout au couteau électrique. J’ai fait des marques sur les lames, pour savoir jusqu’où je dois les enfoncer.
Avant d’installer la mousse, je recouvre les sangles d’un morceau de toile agrafée. Toujours armée de l’agrafeuse, je pose la mousse, puis recouvre à nouveau d’une toile blanche (vieux drap). La base est prête.
Je vous passe bien évidemment, les "flûte, crotte de bique et autres", car l’agrafeuse est toujours aussi capricieuse.

📌 (R')- habillage
Je passe bien du temps à associer mes bouts et chutes de tissus. J’aurais bien voulu le recouvrir en toile à matelas, comme les dossiers des chaises, mais plus assez. J’avais pensé à un reste de nappe comme les autres dossiers, mais là, pareil, une chute de misère.
Toujours indécise je commence par le bas du socle. Une bande de toile à matelas collée au pistolet.
Ensuite, j’utilise les bandes d' anneaux de deux rideaux que Clo. m’a donnés. Là encore principalement pistolet à colle et des agrafes. Il faut faire attention de ne pas avoir un anneau dans l’angle, mais aussi qu’on aperçoive la toile à matelas du dessous.
Dessus : encore des questionnements intérieurs et hésitations. Avant de poser, je couds deux cœurs (what else, hein !?) avec le même coton mouliné que les berlingots qui sont sous la véranda (ICI)
J’agrafe le tissu du dessus, je n’ai pas trop mal réussi les angles. 
Les pieds : ponçage et farfouillages dans mes stocks pour trouver "THE" bonne peinture. Déjà, il n’en faut pas beaucoup… Re-déjà, je ne veux pas racheter quoi que ce soit et pour terminer sur le sujet, de toute façon, c’est dimanche aprèm., donc les magasins sont fermés. !!
Deux couches, léger ponçage entre deux et c’est terminé ! Peu de colle, rappelez-vous comme on en a CHUER pour les enlever. Comme c’est un peu bancal, une grosse poupougnette de colle à bois sous le pied bot, j’attends que ça sèche, puis je donne la forme au scalpel.
OUPS, j'oubliais : je termine par un ruban collé sur l’agrafage. J’avais trouvé une jolie dentelle ancienne, mais il me manquait quelques centimètres pour faire le tour.
Allez, installation et shooting photos. Du coup, on peut se demander qui attire le plus l’œil : miss cocotte qui se pavane ou le repose pied.
Voili, voilou : plus qu’un meuble à customiser pour la véranda, c’est pour bientôt !

Le coup du lapin !

Atelier couture d’un petit après- midi de printemps avec Clo., après qu’elle ait repéré sur le site de Buttinette, une série de petits lapins bien mignons et faciles à réaliser.
Elle s’est même chargée d’imprimer le patron… Merci !
J’arrive chez elle avec mon petit bazar et comme nous sommes retraitées toutes les deux et que nous avons bien l’intention de profiter de la vie, d’abord un café, du blabla, les dernières news depuis notre cours de poterie de la veille, etc, etc… Que du lourd !
Nous choisissons nos tissus, Clo. porte coupe, pendant que je prépare la machine à coudre.
Comme ça, ça ressemble un peu à des slips, fond XXL…
Les oreilles sont cousues, retournées et surpiquées.
On les épingle en faisant un petit pli et ensuite couture du corps, en laissant une ouverture en bas pour retourner et bourrer nos lapins.
Petits boutons et/ou feutres textiles pour dessiner le nez, les yeux et les moustaches.
C’est presque fini, mais pas facile de faire le nœud des pattes. Une prochaine fois prévoir un peu plus long sur les côtés et pourquoi pas plutôt en pointe. Un mini nœud en ruban… quelques petits pompons sur une oreille et un plus gros pour la queue, solidement cousu.
Nous en avons chacune deux, mais comme ils sont très mignons, je pense que nous referons une portée, car ceux-ci sont déjà placés.
(Je ne suis pas une moucharde, mais sa fille de 34 ans a décrété qu’il fallait les garder… Comme me l’a écrit Clo., c’est plutôt 3 ans + 4 ans que 34, hi, hi, hi. Lolo si tu lis ces lignes, c’est la vérité vraie)
Voili, voilou : un joli doudou pour fêter Pâques.
📌Retrouvez toutes les explications, pas à pas, ici, même si nous n'avons pas procédé de la même façon. 

Les fleurs du mâle…


Je suis tombée, heureusement sans me faire mal, complètement inopinément par hasard, sur une recette de chatons de noisetier (ICI). 
Intriguée, j’ai fait quelques recherches pour savoir plus précisément ce que nous appelons "chatons". Pour votre gouverne, mais aussi et avant tout pour la mienne, ce sont en réalité les fleurs mâles du noisetier. 
(... J’me disais aussi, ces trucs qui pendent...)

C'est parfait, car nous avons un noisetier dans le jardin, Et même doublement parfait, car il fait un temps radieux, un vrai jour de printemps ! Voici notre arbre, bien rabattu cette année.
Je pars donc à la cueillette de ces chatons doux et joliment mordorés dans le soleil du matin.
Je n’ose pas trop les laver, mais les secoue doucement et les essuie encore plus doucement. Je prépare mon chocolat : au lait, je n’ai que ça sous la main et vous comprenez bien l’urgence de tester (en tout cas chez moi), toute affaire cessante !
A côté, je prépare, un bol avec de la poudre de noisettes (du jardin) torréfiées juste avant. Et un autre, avec un reste de pralin MAisoN.
C’est pas bien compliqué ! Je trempe les chatons dans le chocolat fondu et les pose sur une feuille de papier sulfurisé. 
J’en saupoudre de noisette en poudre, de pralin ou je laisse nature. Une fois refroidi et figé, j’arase au couteau le bord. Et, C’EST FINI.
Sans dire un mot (et j'en connais certaines qui vont immédiatement penser que cela a dû être bien difficile), je présente à la dégustation. Visuellement, ça ressemble à des écorces d’orange confites.
Sous le chocolat, la texture est fondante et moelleuse, un peu comme de la guimauve. Par contre, au niveau goût, on cherche, on cherche : personne n’a retrouvé un quelconque goût de noisette (ou autre).
Voili voilou : sympathique pour la découverte, l'expérience et la dégustation. A tenter pourquoi pas ! 

Quelques infos en plus : 
👉 On peut utiliser n’importe quel chocolat : noir, lait ou blanc.
👉 On peut faire la même chose avec les chatons de châtaignier.
👉 Et d’autres infos, bien intéressantes par ici, ou par .
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