Ratés… mais bon ou beau quand même !

LE BON...

Rentrée d’un voyage au Canada, mon amie Clo. nous a offert un tout petit pot misERABLEment minuscule de beurre d’érable. Waouh, quelle belle découverte : magnifique couleur jaune paille pâle, superbe onctuosité et sublime douceur en bouche.

Evidemment, j’ai cherché à en faire, d’autant qu’il n’y a qu’un ingrédient à mettre en œuvre et que j’ai trouvé plusieurs recettes où tout SEMBLE facile. (ici ou ). Très sûre de moi, j'ai acheté plusieurs bouteilles de sirop.

Je verse et mets à chauffer dans une casserole une fiole de 250 ml de sirop 100% érable, promis juré craché made in Canada, avec le thermomètre qui doit m’indiquer "sonorement parlant l’atteignance"  des 112°.
Le bip bip me prévient comme prévu et je plonge la casserole dans de l’eau froide  pour stopper la cuisson et aider à redescendre à environ 30°. Normalement, il faut utiliser le batteur électrique, mais vu la consistance, je préfère y aller à la main, enfin à la cuillère en bois. Dur, dur. Tellement dur que la cuillère casse.
Déjà 15 mn que je touille, patouille et mélangeouille… La masse commence à changer de couleur, devenant plus opaque.
Une tendinite plus tard, (25 mn), je décide d’incorporer 10 g de beurre pour assouplir la texture. Comme cela ne me semble pas suffisant, j’ajoute encore 20 g pour aider encore plus mieux. Je commence à oublier l’idée du beurre d’érable.
Encore presque 10 mn d’huile de coude et décide de terminer à mon idée pour un genre de salidou d’érable, mais non salé et sans crème. J’en connais au moins une en Bretagne qui va bien rigoler. J’ajoute 3 gouttes d’extrait de vanille et détend ma préparation toujours compacte avec un tantinet d’eau bouillante. Deux petits pots en récompense, une belle texture, un goût délicieux, mais ce n’est en aucun cas le beurre d’érable que j’ai pu goûter.
Heureusement, j’ai du stock de sirop et dès que j’aurai terminé mes 30 séances de kiné pour l'épaule, je recommence. Dans le pire des cas, comme nous avons un voyage au Canada l’année prochaine, je pourrai me consoler en achetant sur place. Mais, foi de Marietouzazim, nous n’en sommes pas encore là, je n'ai pas dit mon dernier mot !!
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LE BEAU...

Après avoir pleurniché à droite et à gauche et trié dans les armoires, j’avais récupéré une belle dizaine de tee shirt.
J’ai encore passé un peu de temps pour les préparer en pelotes utilisables pour ce nouveau projet.

Et puis, au gré de mes balades sur la toile (dans ce cas -là, je ne suis pas du tout arachnophobe, ce qui est parfait, car il n'y a pas que sur l'ordinateur qu'il y a des toiles), j’ai trouvé un merveilleux tuto pour crocheter un non moins merveilleux panier thaïlandais, forme que j’affectionne tant.


Du coup, sans attendre, je commence en révisant tout de même les quelques points de bases utilisés, car je ne suis pas très à l’aise avec un crochet.
Le départ se passe bien, je commence à monter le tour. Mes réserves de tee shirt fondent comme neige au soleil, à peine 3 tours avec une couleur.

Insensible au manque (de matière grise) qui me guette, je monte, augmente comme indiqué, pique bien dans l’arrière de la maille, fais les diminutions préconisées.
Mais je dois me rendre à l’évidence, j’ai une corbeille assez haute, plus trop de fil, mais en aucun cas la forme espérée au départ.
En la repliant pour faire la photo, il me vient l'idée de...
... de la reprendre pour  la transformer un peu. Je vous en reparlerai quand ce sera fait, mais, foi de Marietouzazim, je n'ai pas dit mon dernier mot pour un panier thaïlandais réussi ! 
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Voili, voilou : allez, c’est promis, prochain article bientôt, j’ai presque fini.

Battre le fer tant qu’il est chaud !


La récente animation autour de l'aromathérapie et les huiles essentielles (mon dernier article) a relancé mon envie d’élaborer un parfum solide, avant de me lancer dans une version liquide.


J’ai trouvé le terme de concrète de parfum et il me semble utile de savoir exactement ce que c’est : la concrète est une pâte plus ou moins dure obtenue après extraction d’une matière première fraîche d’origine végétale. Vous saviez ?

En fait, j’ai tout ce qu’il faut, car cette idée me trotte dans la tête depuis bien longtemps. La mise en œuvre est assez simple pour une première création. De nombreux sites proposent conseils, protocoles et matières pour concocter votre parfum crème (ici : ou   par exemple)
Je prépare mes ingrédients :
J'ai un assortiment d'huiles essentielles, puisque j'en utilise aussi dans les produits ménagers et en cuisine. Elles sont numérotées, j’adore la corbeille métallique dans laquelle elles se trouvent. Celle qui m‘en fit le cadeau la reconnaîtra sûrement au passage. (Merci encore C.)
J'ai aussi des petits béchers et je m'empresse de sortir mon joli fouet. Les contenants sont prêts.
Je pèse 20 g de beurre de karité et 10 g de pastilles de cire d’abeille. Je n’ai pas mis d’huile d’amande douce.
Je mets à fondre au micro-ondes en plusieurs fois, à puissance moyenne. J’ai 35 ml. Je partage en deux et ajoute les huiles essentielles.
Numéro 1 : 8 gouttes de cèdre de l’atlas, 12 d’ylang-ylang, 12 d’orange
Numéro 2 : 12 gouttes de lavande vraie, 12 d’orange
Les préparations figent assez rapidement dans leur joli contenant.
Après un peu d’attente, je sens, hume, respire, flaire, puis en prélève une once pour oindre ma peau. On dit derrière les oreilles ou dans le creux du poignet. J'ai préféré ce dernier endroit plus facile d'accès pour mon nez, que j'ai dû approcher trèèèès près pour apprécier ces fragrances, fort agréables par ailleurs.

DU COUP : je fais refondre doucement  et ajoute la même quantité d’huiles essentielles, sauf pour le cèdre, 4 gouttes. C’est mieux !
Ca me rappelle une petite histoire (vécue, donc vraie)
Je m’étais parfumée, genre Chanel n°5,  et l’un de mes fils (que je sais très bien lequel, mais que je ne veux pas kafter pour la paix de son ménage) passant juste derrière moi a déclaré :
- Qui c’est qu’a mis du "brise"  ??  (J'ai bien dû me rendre à l'évidence qu'il y avait des lacunes éducatives évidentes...)
Voili, voilou : une première avancée pour des créations maisons personnalisées !

Se concentrer sur l’essentiel…

Très belle idée de la médiathèque Loire Forez de Saint Just Saint Rambert que de proposer un atelier d’aromathérapie.
Deux horaires au choix : j’ai bizarrement préféré l’après-midi, même si celui du matin n’était pas trop en pleine nuit de mon horloge biologique… Justine, la charmante animatrice de ce moment, travaille chez ABIESSENCE, producteur et distillateur d’huiles essentielles.
La salle était déjà installée et pour la première préparation à concocter, nous étions par groupes de 3 ou 4. Un livret nous a permis d’avoir les recettes de suite, avec les matières et ingrédients à utiliser et leur spécifique utilité.
Le BAUME RESPIRATOIRE
Mode opératoire simplissime.
Les cire, beurre et huile sont pesés et mis à fondre au bain marie, mais cela peut être au micro-ondes en surveillant bien. (phase A)
Ensuite les huiles essentielles sont mélangées entre elles, (phase B) puis ajoutées à la phase A.
Bien mélanger et verser de suite dans les jolies boîtes métalliques offertes par Abiessence. Les étiquettes étaient prêtes, plus qu’à les coller !

Durant toute l’animation, Justine a largement répondu à nos questions, prodiguant également moult conseils sur les huiles essentielles, leurs synergies, emploi … Bref, nous avions une PRO.  Merci.


Deuxième préparation, un SPRAY ASSAINISSANT
Cette fois-ci, chacune réalise directement le mélange dans un flacon spray dédié. Simplicité enfantine, faut juste savoir compter jusqu’à 60.
Je repars tout à fait enchantée de cet atelier (environ 1H30), avec mes deux produits soigneusement serrés contre mon cœur !
Voili, voilou : j’ai vu qu’il y avait des ateliers chocolats de Noël aux huiles essentielles. Je m’y suis inscrite avec ma comparse habituelle.

Fin de cure thermale…

A Vichy…

Avant de ranger une nouvelle fois la machine à coudre, une dernière petite fournée de bidouilles en cotonnade Vichy.
LES FLEURS
Je n’étais que peu satisfaite de celle que j’avais cousue (à la va vite, avouer).
Toujours deux épaisseurs de tissu, toujours des disques irréguliers. Mais cette fois, j’ai pris la peine de coudre, retourner et surpiquer.
Un bouton pour le cœur. C’est tout de même bien plus joli, non ?
Juste pour essayer, j'épingle sans coudre sur le sac. "Pas mal" trouve-je ! Mais ce n'est que mon avis personnel, probablement pas tout à fait complètement objectif.

LES BERLINGOTS
Deux carrés à coudre sur trois côtés, en glissant éventuellement un ruban pour suspendre. 
Cranter, retourner, bourrer. (j'ai utilisé la moche fleur coupée en menus morceaux pour le bourrage)
Fermer le côté resté ouvert, en formant le berlingot, à la main ou piquer à la machine. Trois tailles en crescendo. Voici le plus grand, les autres sont déjà placés.
DERNIER PETIT CABAS
J’ai disposé les morceaux pour bien les coudre dans l’ordre qui me plaisait.
N’empêche que, évidemment, j’ai non pas une ou deux mais TROIS fois, cousu envers sur envers… Merci au découd vite qui a su faire son office.
J’ai doublé l’intérieur, une poche, le tissu est rabattu sur le haut. 
J’ai glissé deux petits berlingots en cousant l’ourlet. Anses avec une grande bande de tissu pliée.
Et pour terminer, l’une des SI JOLIES fleurs réalisées un peu plus tôt.
Sans vouloir vous seriner toujours la même chose, il me reste encore… des carrés Vichy petits carreaux des deux couleurs, des belles longueurs de Vichy petits et grand carreaux orange et blanc, et de la bande bordeaux, BREF, toujours et encore de tout.
D'autres créas en Vichy, c'est par ici ou par ...

Pour changer du Vichy, de la toile rayée, reste du tipi d’Helena.
J’ai repéré la photo d’un coussin dont la forme me plait beaucoup.
Je créé mon petit patron. Je pensais le faire en toile à matelas, mais plus assez de tissu.
Je coupe mes 12 morceaux, en faisant attention de faire coïncider les rayures.
Ensuite coutures des chapeaux et du corps, puis j’assemble en laissant une ouverture pour le rembourrage (vieil oreiller récup. Je ne sais plus qui me l’a donné, mais merci tout plein, ça sert.)
Je referme l’ouverture. Pour les extrémités, un gros gland de laine cousu solidement.
Comme c’est le même tissu que le tipi, je le donnerai pour le coin jouets d’Helena. 
Comme la forme me plait beaucoup, je pense décliner en différentes tailles et tissus, ce qui changera complètement le style.
Voili, voilou : cette fois, la machine est rangée, la table est visible nette. Je vais pouvoir prévoir une autre activité.
Pour en savoir plus sur le Vichy, n'hésitez pas à aller lire cet article, une vraie mine sur le sujet. Merci à son auteure.
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