Je n’avais encore jamais tenté la réalisation
d’une boule à partir d’un moule (et non pas le contraire), l'exercice me paraissant bien difficile !
Je commence "piano" et me contente d’une demie
sphère. (quand j’en serai à atmo… sphère, on en reparlera ! )
Je prends un peu de terre et l’aplatis dans le
creux de la mimine avant de la plaquer dans le moule. Bien lisser les jointures,
et tourner la pièce petit à petit, pour la dégager et continuer la boule.
Lisser également l’extérieur et sécher un peu avant de travailler le tour. Tirer les bords pour donner l’effet "déchiré" qui peut être plus ou moins prononcé… A laisser sécher sur une plaque de mousse pour
ne pas aplatir le dessous, si on veut garder le fond bien rond.
Fond légèrement aplati...
Après première cuisson, j’ai passé un émail spécial raku au pinceau, 2 couches. Pour celle-ci, c’est à l’intérieur.
La cuisson raku se fait dans le four installé à l’extérieur. On attend 980° pour ouvrir.
Pour faire craqueler le
type d’émail que j’ai utilisé, les pièces sont placées dans un grand bac
contenant de la sciure.
Les parties laissées à nues deviennent noires,
si elles sont bien enfouies dans la sciure… Pour cette coupelle, c’est pas
terrible, mais je peux y remédier par des pigments colorés et de la cire. Voilà le travail, une fois refroidi.
Pour celle ci, le noir est profond et régulier...
Un bon coup de nettoyage s’impose.
Un peu plus sûre de moi, je me lance dans une autre
boule qui deviendra boîte (enfin normalement...). Je recommence, mais cette fois, je ferme
complètement la boule. (avant de la perdre ?)
Je tapote légèrement d’un côté pour lui donner
de l’assise. Je commence les étages du corps, puis ouvre à l’emplacement du
couvercle, après avoir séché un peu la terre, car trop molle, c’est difficile. Je
modèle le corps de la boîte et prépare le couvercle.
Le séchage se fait tranquillement durant une
quinzaine de jours. Je passe de l'émail à l'extérieur, sauf le dernier étage côté ouverture. Le reste sera noir, enfumé par la sciure qui brûle.
Là encore c’est raku… J’adore les craquelures,
totalement aléatoires. Grand moment pour la cuisson. On entrevoit
déjà le résultat, mais, comme toujours un bon nettoyage s’impose.
Je vous laisse découvrir le résultat final.
Voili, voilou : la douche s'impose pour moi aussi, car je suis imprégnée de l'odeur de fumée.