J'ai des petites mains...


Pourquoi changer
une équipe qui gagne ? 
Surtout
lorsque c'est pour une belle action ! 
Une fois de plus, les copines ont répondu "présente" pour un après-midi couture pour l'association DOMINOS. Merci Claudine et Blandine.
Matériel et tissus sont sortis. Nous avons deux machines à coudre.
Allez, voici Clo. qui s'applique pour couper droit. 
📌Des pochettes en coton enduit pour emporter son savon partout. C'est Blandine qui s'y colle. Artiste, elle choisit avec soin les tissus.
Les savons à l'huile d'amande douce sont prêts... 
Coton enduit doublé coton ou tout coton enduit. Un velcro pour fermer et un petit zigouigoui pour faire joli. 

📌Des étuis en coton pour les mouchoirs, mais qui peuvent servir à autre chose. Tout de même une dizaine.
 
📌 Et enfin, des trousses sur le modèle déjà confectionné ICI. Elles sont en coton enduit ou pas, mais toutes doublées. "SCHWETT", hein !

Les machines à coudre ont gentiment ronronné quelques heures. Les langues ne sont pas restées inactives... et nous avons eu la joie, le bonheur de déguster un palet abricot romarin ET un fondant chocolat succulents, préparés par Claudine, cheffe pâtissière du jour !

*** *** Bref, un moment sympathique *** *** 
Voili, voilou :  je crois que j'ai trouvé la formule idéale pour conjuguer l'utile et l'agréable.                
                                       
De plus, je vais avoir le plaisir de faire la livraison de ces petites créations à la Présidente de l'association, du côté de Besançon. J'ai hâte de faire sa rencontre. (Encore une dernière petite couche : sans vouloir paraître insistante, n'hésitez pas à rejoindre DOMINOS, il y a mille et une façons de participer.)

Toujours plus de naturel !


Jamais je n’aurai découvert autant de choses dans la nature que cette année. Je vous en ai déjà présenté pas mal, et c’est pas fini ! Pour aujourd'hui, une nouvelle ligne dans mon sommaire écolo récup, ZÉRO déchet en plus, avec la : 

LESSIVE au LIERRE

Les premières fois où j’ai vu des recettes, j’ai pensé que certain(e)s avaient abusé d’alcool ou de chichon, voire même des deux à la fois ! Et puis, à force de lire tous les commentaires de satisfaction, je me suis dit que je pouvais toujours essayer ! Plein de tutos, j’ai suivi (plutôt) cette recette, mais aussi celle-ci.
Première question existentielle : pourquoi le LIERRE ?
Les feuilles contiennent des saponines, agent lavant naturel, avec des vertus détergentes, assainissantes et moussantes, ça fait un beau trio de qualités ! 
            🌳🌳🌳
Du coup, 
lors d’une randonnée sortie 
avec mes sympathiques copines, 
j’ai fait ma récolte... 
🌳🌳🌳

Deuxième question : quel LIERRE ?
Le lierre grimpant, celui qui pousse accroché aux troncs d’arbres. Il faut utiliser les feuilles fraîches et couper au ras de la tige, seule la feuille contient des saponines. (5 à 8%). La plante peut être allergisante, attention si vous avez la peau sensible, portez des gants ! Perso, pas de souci.
🌳🌳🌳
Pas de folie dans un premier temps, j’en ai récolté une cinquantaine, juste pour faire un essai. (il faut environ 50 grammes de feuilles par litre d’eau). Je les ai lavées, dès mon retour.
Ensuite direction le faitout avec un litre d’eau froide au départ, en ayant eu soin préalablement de bien les froisser.
Comme cela ne me paraissait pas suffisant, je les ai hachées aux ciseaux une fois immergées. (moins pratique, il faut reconnaître).
Après, je n’ai rien inventé, j’ai laissé poupougner 15 mn à couvert. J’ai éteint le feu, couvert et attendu 24 H pour continuer.
Pour l’instant, j’ai un genre de liquide vert, pas très beau, je reste plutôt sceptique. Je verse dans mon blender et là, ÉBAHIE, je m’aperçois avec bonheursurprise et étonnement que le mélange mousse abondamment !
Je suis vraiment impressionnée.
Je filtre et transvase dans plusieurs petites bouteilles.
Les feuilles, enfin plutôt de la purée de feuilles, peuvent aller rejoindre le compost, du vrai zéro déchet !
Bon, c’était bien beau toute cette mousse dans le blender, mais cela sera-t-il efficace dans le lave-linge ?
🌳🌳🌳
Maintenant que j’ai effectué plusieurs lessives avec ce nouveau détergent très naturel, je peux vous en parler un peu mieux.
🌳🌳🌳
* ¾ de verre avant de placer le linge. 
* Vinaigre blanc aux fleurs de lavande comme d’habitude pour le rinçage. * Programme habituel.
👉 A savoir tout de même : lessive à 30° mini, sinon le lierre n'est pas efficace.
Le linge ressort propre (c’est tout de même le but du lavage), sans odeur particulière. 
👉Seul bémol, la lessive au lierre ne se garde pas au-delà de trois semaines/un mois, au frais de préférence. La parade : on peut congeler, ce que j’ai fait. Résultat identique après décongélation.
Pour être vraiment honnête, n’ayant plus d’enfants à la maison, je n’ai pas de linge hyper cracra à laver. C’est souvent ce que j’appelle la "crasse d’ambiance" (C’est beau et élégant comme formule, hein !?). Donc, je ne peux pas vous parler d’efficacité sur certaines taches.
Je vais cependant retourner à la cueillette et congeler en forme de galets dans les empreintes silicones. Un galet par lessive, soit environ 125 ml.
🌳🌳🌳
Voili, voilou : une belle alternative, encore plus "écoLO-NOmique" que les lessives maison. Je garde cependant la lessive en poudre pour les voyages.

Faudrait pas pousser MéMèRE dans les orties !

Avec un titre  aussi élégant, j’imagine que vous  comprenez de suite  de quoi je vais vous entretenir…
Il y a quelques jours, des copines m’ont embobinée pour aller faire un tour à pied. Je voulais aller à la cueillette d’orties, c’était donc idéal.

Les micro aiguilles contenant le produit urticant sont sur le dessus de la feuille. En les récoltant par en dessous, on évite de se faire piquer.
J’ai tout de même COURAGEUSEMENT préféré me munir de gants. Les copines participent, merci !

De retour à la maison, lavage à grande eau, passage à l’essoreuse à salade et disposées sur un torchon.
Avec cette première récolte, du basique :
💚Séchage pour consommer en infusion. Il fait bien chaud sous la véranda, 2 jours suffisent amplement. Je réserve dans un bocal, je ferai des petits mélanges plus tard.
💚J’ai commencé à farfouiller sur le net, à l’instar du beurre de fanes radis ou de carottes, j’ai préparé du beurre d’ortie.
J’en ai passé une belle grosse poignée rapidement dans un mélange de beurre et huile d’olive, à feu moyen durant 4 ou 5 mn. Laisser refroidir.
J’ai mélangé au robot avec du beurre bio, du sel, un peu de citron, un peu d’huile d’olive, de l’ail.  Je ne peux pas vous donner de proportions, c'est à l’œil, au pif, au goût, au feeling, j'en passe et des meilleures !
J'en ai réservé une partie dans un petit pot de beurre... Ça me rappelle une histoire, pas vous ? Le reste en forme de saucisson, laisser prendre au frais, couper en tranches et direction congel.
Un toast avec pain maison et tomate séchée. C'est pas mal.

Et puis BaDAbOuM ! En creusant un peu, j’ai aperçu un tas d’autres idées à tester. Du coup, RE-sortie avec les copines pour une cueillette bien plus conséquente.
💚 J’en prépare avec deux litres d’eau. Ne me demandez pas la quantité, j’ai bien tassé au fond de la marmite et couvert d’eau juste à hauteur. J’ai laissé cuire à petits bouillons 15 mn, puis encore laissé infuser pendant deux heures, feu éteint. J’ai filtré et séparé en deux.
👉Un litre avec sucre, jus de citron et  vanille, pour en faire de la gelée. J’ai ajouté de l’agar agar.
👉Un litre, citron et vanille aussi, avec tant pour tant de sucre, porté à ébullition quelques instant et mis en bouteille pour du sirop.
Sur ces deux préparations, c’est bon, mais pas non plus HYPER transcendant.
Pendant que mon mélange mitonnait, j’ai eu le loisir de retourner sur la toile et de découvrir d’autres idées. Comme j’ai encore un gros tas d’orties… Je tente.
💚A nouveau du jus, mais cette fois-ci poupougné avec moitié orties, moitié feuilles de cassis. Le pauvre commence à être un peu déplumé, car hier, j’ai déjà prélevé environ 140 feuilles pour préparer du vin apéritif. Pour me faire pardonner, je lui parle (gentiment) pendant que je l’effeuille.
Et je recommence deux préparations : gelée et sirop (vanille et citron)
La feuille de cassis donne un agréable petit goût, je préfère à l’ortie nature, nettement plus fade.
💚Encore pas mal d’orties, assez pour les madeleines, voici les ingrédients, proportions à la fin.
Je commence par hacher les orties au robot. Ensuite œufs, beurre et sucre. La préparation est un peu grumeleuse. J’ajoute tous les autres ingrédients. Une cuillerée à soupe dans chaque alvéole.
Verdict de dégustation : original, c’est pas mal et puis, il faut bien manger du vert, non ? Mais pas de quoi casser trois pattes à un canard.
💚Avec le petit reste d’orties hachées : les muffins salés à la fourme d’Ambert, soyons fous, même pas peur (ici). Proportions plus bas.
J’ai disposé une olive noire sur certains.
Verdict de dégustation : à refaire, nous avons beaucoup apprécié. L’association avec la fourme relève bien l’ensemble.
Plus d'orties, mais à tenter, ça doit être pas mal du tout une panacotta en s'inspirant de celle aux fanes de radis.
J’arrête là, mes essais en cuisine, même si l’ortie a encore plus d’un tour dans son sac : pesto, soupe, en guise de persil tout simplement, sans parler de ses utilisations au jardin, où elle joue la bonne fille.
Pour conclure,
OUI :
* Infusion, mais avec feuilles de cassis
* Gelée et confiture, aussi avec des feuilles de cassis
* Beurre d’ortie
* Muffins salés à la fourme.
Et NON, trop bof bof, mais tous les goûts sont dans la nature.
* Gelée et sirop uniquement à l’ortie
* Muffins sucrés
Voili, voilou : petit tour d'horizon d'une vilaine plante que tout le monde connaît, mais peu fréquentent !

J’entends des voix !

Point besoin de tendre l’oreille, il y a du monde dans ma cuisine…
Maryse se plaint que Madeleine soit trop dodue,
Violette attend sagement qu’Amandine, tarte de son état, sorte du four !
César se la pète avec ses lauriers que je me permets de vous présenter. (les lauriers, pas César)
📌 Feuilles de laurier du jardin...
lavées, puis mises à sécher, enfilées sur un fil de fer.
Je trouve l’idée sympa pour en avoir toujours sous la main (ou sous le coude, au choix)
ou dans un petit panier garni par exemple.
Dernière arrivée dans la cuisine : Charlotte !
📌 J’en ai réalisé plusieurs : deux disques de tissu, un côté coton enduit, de l’autre coton non enduit.
Une première couture endroit contre endroit en laissant une ouverture. J’ai été un peu pingre, pas facile pour retourner. Ensuite, logiquement retourner.
Une couture à environ 1 cm du bord. Passer ensuite l’élastique et fermer à petits points. 
Du bol au saladier en passant par le moule à tarte ou l'assiette, voilà les aliments protégés. Je mets le côté enduit à l'intérieur.

Pardon, qu’est-ce que vous dîtes ?

Si j’aime le vert ? Et les pois ?

Oui, mais... Comment pouvez-vous le savoir ??

Ça vient compléter les tissus enduits à la cire d’abeille. J’en ai d’ailleurs fait d’autres pour compléter ma panoplie. C'est aussi bien pratique pour utiliser au congélateur.
J’arrête là mon petit délire sur les prénoms en cuisine.  Je vous fais grâce de Suzette qui s’est goinfrée de crêpes en douce, ou Hélène qui s’est carrément foutu de ma poire. Quant au chinois… Allez, je sors !

📌 Plus sérieusement et déjà vu ICI, mais encore plus parfumé, le sel aux herbes.
Cette fois-ci : 50% de sel de Guérande (du gros, sans anti agglomérant, que j’ai fait sécher), 45% d’herbes toutes du jardin (thym, romarin, laurier, sauge, basilic, céleri vivace) les 5% restants étant de l’ail déshydraté. 

Le temps presse, faut faire vinaigre ! Encore une idée zéro déchet
📌Après avoir dénoyauté plusieurs kilos de cerises, il reste donc, fort tout à fait évidemment, les noyaux. J’en avais déjà gardé (lavés, stérilisés) pour des petits coussins à chauffer au micro-ondes et j’en ai toujours un peu en stock pour mes créations.
Cette fois, c’est en dénoyautant des cerises que j’y ai pensé ! TROOOOOP DOMMAGE de jeter les noyaux où il reste de la chair accrochée.
La base : du vinaigre et des trucs qui macèrent dedans, pendant plus ou moins longtemps. Du coup, du vinaigre de cidre, des noyaux et quelques cerises fraîches dénoyautées.
J’ai laissé macérer 10 jours, avec 1 CS de sucre roux, 2 clous de girofle pour 75 cl de vinaigre. Après ce laps de temps, j’ai filtré.
Dans une partie, j’ai ajouté 1 CC de curry, dans l’autre, ½  CC de 5 baies et ½ CC de 4 épices. J'ai testé mes petits mélanges, en goûtant (petitement, j'avoue) pour voir ce que ça donnait.
J’adore cette magnifique couleur VERMILLON, il est vraiment beau. (ET bon, Z’imaginez bien, sinon, je ne vous en parlerais même pas)
📌 Et puisque nous sommes dans les salades, je ne vais pas vous en raconter, mais j’ai goûté les feuilles de tilleul toutes tendres, vert clair, c’est impec. Par contre, c’est un peu tard pour cette année, c’est plutôt en début de printemps.

📌 Toujours dans la cuisine, j’ai fait ma petite tambouille de déo. J’ai rempli un ancien stick de colle (bien lavé, hein !), très pratique. 
Ah... j'entends encore une petite voix qui susurre "Allez va prendre ton bain... Marie ! "

📌 Je quitte donc la cuisine pour de nouveaux essais "BÉTON". Je vous fais grâce des détails, en forme de fiasco grabuge cracra beurk ! Gros soucis au démoulage de la première fournée, entre autres, une assiette cassée ou la matière qui s’effrite lamentablement.
Pour en finir définitivement avec cette matière que j’aime pourtant beaucoup, j’ai réussi à sauver un nouveau moulage sur l’assiette...
Comme j'ai fait quelques égratignures sur le bord en démoulant, je les ai accentuées en ponçant. Une couche de peinture irisé effet glossy.
et tout de même la bougie !
J'ai laissé la base du socle brute. Une fois consumée, ce sera un vase assez sympa.
Je crois (KANMÊME) que j’ai (ENFIN) compris qu’il faut que j’arrête avec le béton.
*** *** *** 
Nous (voili, voilou) voilà au bout de cet article, je vous dis donc à bientôt !                                  *** *** *** 
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